Demain, Nora passe son partiel de sociologie, et la boule au ventre, elle ouvre quand même ses fiches.
À la bibliothèque, bruit de chaises et de claviers, mais elle se cale un casque et lance un minuteur, histoire d’avancer sans se disperser.
Faut qu’elle réussisse, parce qu’un stage l’attend si sa note est bonne.
Elle surligne en couleurs, refait les plans de cours, et relit, à voix basse, les définitions qui coincent.
Vers dix-neuf heures, coup de mou; Mehdi propose une session en visio, et hop, chacun pose sa question et l’autre répond.
Ça marche: en expliquant, comprend mieux les auteurs, même ceux qui l’ennuyaient.
De retour chez elle, petite tisane, téléphone en mode avion, et post-it sur la porte: « Demain, tu gères. »
Nuit courte; stress au réveil, mais elle relit le dernier chapitre parce qu’une intuition lui dit que ça va tomber.
En salle d’examen, stylo qui tremble, puis grand soupir: première question, pile sur ce chapitre.
Elle s’accroche, construit sa réponse, et quitte la salle vidée mais fière d’elle.
Après, direction la boulangerie du coin: un pain au chocolat pour fêter ça, et un message à Mehdi, « merci, t’assures ».
Rentrera se reposer, mais pense déjà au prochain partiel, avec un peu plus de confiance.